À Propos

L'art comme une
conversation ouverte

"Une toile n'est jamais terminée tant qu'elle n'a pas rencontré votre regard."

Quand je commence une peinture, il n'y a pas de plan préconçu ni de grand message théorique à décoder. Tout part d'une impulsion simple : le choix d'une couleur, un geste instinctif, et la toile prend peu à peu son envol. C’est souvent une fois le tableau achevé que je refais moi-même le chemin inverse pour comprendre ce qui m’a guidé jusqu’ici.

Mais ma propre lecture n'est qu'un point de départ.

L'Onirium des Possibles

Chaque spectateur réinvente l'œuvre à sa manière.

Ce qui me passionne dans le partage, c’est le décalage. J'aime voir quelqu’un poser les yeux sur un tableau et y percevoir une histoire, une émotion ou un paysage intérieur totalement différents de ce que j'avais en tête.

Il m’est arrivé de peindre une toile de façon purement instinctive, sans la moindre intention narrative. Plus tard, une personne y a décelé des paliers, des strates, et tout un cheminement émotionnel utile à sa propre pratique thérapeutique. Ce qu’elle y a trouvé n'était pas dans mes pinceaux : c’était son propre reflet, qui a donné à la toile un rôle qui n'appartenait qu'à elle. C'est précisément pour cela qu'une toile m'échappe pour appartenir à celui qui la regarde vraiment.

Ici, il n'y a pas de mode d'emploi ni d'interprétation imposée. Prenez le temps de flâner dans la galerie, laissez parler vos propres songes, et faites de ces toiles ce que vous voulez.